fureteurquebecois.com

25 02 2009

Je ne sais pas quoi penser suite au démarrage du site « fureteurquebecois.com ».  Le but  de ce nouveau blogue est d’obtenir une meilleure visibilité sur le Net.  Son environnement est plus convivial.  Il m’est aussi aisé d’y insérer des images et des vidéos.    Je constate qu’un nombre restreint de personnes  sont allés  y  jeter un coup d’œil.  Pour ma part je vous encourage à faire le saut. Jusqu’à preuve du  contraire je vais tenter de faire en sorte que le contenu de « fureteurquebecois.com » soit différent de celui-ci.  Et puis, il pourrait être agréable d’avoir votre point de vue au sujet de cette nouvelle plate-forme.  Je suis certain de produire une création épatante suite aux conseils que vous allez me prodiguer.  Il va sans dire que j’attends de vos nouvelles avec plaisir.




Mutation

24 02 2009

Lentement mais sûrement, je vais muter un grand nombre d’informations au sein d’une autre plate-forme qu’il sera plus intéressante de consulter.  Depuis le début de la semaine, je me suis approprié le nom de domaine « fureteur québécois ». À partir de cette nouvelle donnée je me suis ententu avec un autre hébergeur.  Sans pour autant abandonner complètement ce blogue, je vais travailler à peaufiner un autre site qui m’offre  des possibilités que ce dernier n’a pas.

 

Au sein de « fureteurquebecois.com », il sera loisible de visualiser des photos qui accompagneront les articles rédigés sur une base quotidienne. En plus, au fur et à mesure du développement de ce nouvel espace, vous serez à même de consulter de nombreux albums d’images ayant trait à la vie de Québec.  Et pour terminer, lorsque j’aurai maîtrisé toute les possibilités qui me sont offertes, vous y trouverez des clips.  Le tout sera accompagné d’une importante banque de liens couvrant l’ensemble des facettes de la vie québécoise.

 

Au travers de ce nouvel espace, j’ai l’intention de demeurer à attentif à la vie qui m’entoure ici et maintenant.  Les arts, la littérature, la politique, les événements, les spectacles, la société, l’histoire ainsi   les affaires, concernant la grande région de Québec, seront toujours à l’ordre du jour  au sein de « fureteurquebecois.com ».  Je me donne le droit de passer à une autre vitesse..

 

Il va sans que je suis conscient qu’il y a beaucoup de pain sur la planche, que ce genre de mandat est fort étendu.  Je persiste et signe devant le dynamisme renouvelé de l’ensemble des forces vives d’ici, pour donner à ma ville une splendeur qu’elle mérite largement.  Voilà pourquoi il me fait plaisir de plonger encore plus profondément dans cet océan plus ou moins connu. 

 

J’espère que je serai capable de vous faire découvrir de nombreuses terres  vierges, que je ne manquerai  pas d’aborder au sein de ce voyage.




Qu'est-ce qu'une paroisse ?

22 02 2009

J’ai trouvé un texte fort à propos à l’intérieur d’une monographie de paroisse.  Cette description fut composée et rédigée en 1959 par un scripteur du journal  « L’action catholique ».  Ce quotidien, d’obédience conservatrice et catholique, a mis fin à ces activités en 1973.  Il demeure que cet article explique les tenants et les aboutissants de la paroisse telle qu’on la percevait avant l’avènement de la  « révolution tranquille » qui débuta quelques années plus tard. Je vous laisse le plaisir de lire ce papier écrit il n’y a pas si longtemps.  Le bût est de pouvoir expliquer l’importance de cette entité administrative  au sein de la société québécoise.

 

 

LA PAROISSE CANADIENNE-FRANÇAISE EST LE « CHÂTEAU-FORT » DU PATRIOTISME

 

Au lendemain de la fête nationale et après avoir entendu ou lu les plus hautes méditations sur le patriotisme, tous les esprits ne sont pas éclairés sur tous les aspects du patriotisme.

 

Il est de très bonne gens qui se demandent comment, en leurs milieux, pratiquer l’admirable ensemble des vertus que réclame le patriotisme.

 

Comme aux masses populaires l’amour-service de la patrie ne peut être exercé que sur le champs de bataille.  Ce qui est traiter cette vertu comme faite pour des circonstances particulières.

 

On se perdait en de moins longues et vagues considérations, si l’on savait que la paroisse canadienne-française est à elle seule une petite patrie, et bien digne d’être honorée d’un total service.

 

En effet, la paroisse de chez-nous est à la fois un groupement religieux et un groupement civique.  En elle-même, elle exige l’intelligence de sa nature, de sa constitution, de ses droits; et cette conception, à cause du caractère religieux et civique, est double. Il arrive même que l’on ne peut les séparer dans son estime et dans son service.

 

Lorsque l’on vit loin des centres urbains, et par conséquent délivré de certains problèmes propres à ces centres, le patriotisme semble confiné dans un cadre plus étroit.  Il n’en reste pas moins la vertu qui oblige à des devoirs d’une nature spéciale.

 

Un bon père de famille rempli le premier les obligations du bon citoyen et du bon paroissien; ce serait bien l’idéal si le monde présent n’était habité que par des chefs de famille d’aussi excellentes dispositions et mérites. 

 

Le bon ouvrier rempli déjà une fonction du patriote.  Car, donnant par son métier un service efficace à son milieu racial, il sert ce milieu selon qu’il est possible.

 

Le bon paroissien est tout cela, et comme par instinct. Il fait plus, car aimant sa petite patrie, il la veut paisible, heureuse et prospère.  Il confond, dans une égale estime, paroisse et municipalité, car il sait que travaillant pour l’une il travaille pour l’autre. 

 

Écoutons parler nos gens de la campagne, ils emploient plus souvent le mot de « paroisse » que celui de « municipalité ».  Ainsi, ils diront que, cette année, la « paroisse » va verbaliser un chemin, construire deux écoles et un aqueduc. Comme si c’était la fonction d’une organisation essentiellement religieuse de faire fonction de département d’un ministère, de commission scolaire et de conseil municipal.  Malheur aux contribuables qui voteront contre ces « améliorations »; ils passeront vite pour de mauvais « paroissiens », aux yeux de leurs concitoyens, pardon, de leurs copariossiens. 

 

Une paroisse comprend, d’ailleurs, les éléments d’un petit état.  Les deux gouvernements spirituel et temporel. La famille. L’école. L’administration.  Des pauvres et des riches.  Des hommes de métiers différents.  Deux budgets à protéger contre toute aventure.  Des devoirs mutuels comme citoyens, chefs de famille, chrétiens. Des problèmes de tous ordres à résoudre. Des rapports à toujours améliorer, Avec le voisinage et les autorités provinciales et fédérales, etc.  C’est,  en raccourci, le pays, la patrie.  Si bien que le véritable paroissien en est le meilleur citoyen. 

 

Et une paroisse, à la mode canadienne-française (bien entendu) forme un tout qui ne vit progressivement qu’en se donnant les avantages propres aux grandes agglomérations.  Il y aura la salle paroissiale, le terrain paroissiale des jeux, la Caisse populaire paroissiale, les coopératives entre les limite paroissiales, le système scolaire paroissial, le bureau paroissial d’hygiène, les mouvements d’entraide paroissiale etc.  Sans compter nombre de sociétés à but patriotique, économique et religieux.  De sorte que de donner de sa personne à l’une ou à l’autre de ces œuvres, c’est agir à la fois en bon chrétien, en bon citoyen et en bon patriote. 

 

Professionnellement patriote (et ce titre en vaut bien d’autre), est le paroissien qui veille en même temps à la sauvegarde de l’esprit français en son foyer et chez ses compatriotes. 

 

Rien donc n’est plus juste que le jugement populaire :  la paroisse canadienne-française est le « château-fort » du patriotisme.

 

Louis Hébert

 

 

 




La genèse de Limoilou (3e partie)

21 02 2009

Aussitôt que le supérieur de la communauté accepta le « cadeau » de l’évêque du diocèse, il fit venir l’un de ses collègues de manière à palier au plus pressé.  Les semaines suivantes ont été consacrés à se familiariser avec la faune humaine avoisinante.  Il faut savoir que dans une autre vie, le supérieur de l’ordre a eu la chance d’être secrétaire d’ambassade.   Il prit la peine d’utiliser toute les ressources de la diplomatie pour rallier les forces vives de la paroisse avec tact et doigté. Il s’est aussi donné la peine de développer une véritable vie associative.  Très rapidement ce lieu est devenu une référence pour ce qui est des groupes sociaux.  Des chevaliers de Colomb en passant par les scouts ou les fermières, il y avait de tout pour se distraire et agir au sein de ce microcosme social.  L’un de ses vicaires a réussi, grâce à une levée de fond bien orchestré, à faire construire un centre communautaire d’importance.  De cette manière l’ensemble des groupes associatifs disposait d’un toit ainsi que de locaux adéquats.  À Limoilou, il fallait faire preuve de mauvaise volonté pour s’ennuyer…   Non content de créer un florilège d’activités communautaires, les capucins se sont donnés le mandat de mousser la fiertée nationaliste.  Après tout, c’est grâce à leur foi et à leur langue, de cette société particulière, si cette communauté religieuse a pu prendre pied dans le Nouveau-Monde.  Ils ont contribués à organiser des fêtes de la St-Jean haute en couleur.  L’ensemble de la paroisse se retrouvait dans la rue, de manière à mousser le nationalisme canadien-français que l’on voulait triomphant. 

 

En quelques années, les capucins ont réussi à redonner une prospérité à ce faubourg qui peinait à se faire une place.  Grâce à une administration exemplaire et sans faille, ils ont réussi à rembourser la dette en moins de 30 ans.  Ce problème ne les a pas empêchés de développer et d’investir dans de nombreux projets, de manière à donner un fort sentiment d’appartenance à la population.  L’un des leurs s’est même donné la peine de faire publier une histoire de Limoilou, dans les années vingt, qui fait encore référence aujourd’hui. 

 

Non content de s’incruster dans l’environnement paroissial, ils se sont aussi impliqués au sein du syndicalisme naissant. Ils se sont imposés comme aumôniers dans de nombreuses organisations de travailleurs.  De ce fait, ils ont pris au pied de la lettre l’encyclique « Renum Novarum »  qui incitait les catholiques à prendre d’assaut les mouvements sociaux de masse pour faire barrage au socialisme anticlérical. 

 

Je crois qu’il est possible d’affirmer  que l’arrivée des capucins au sein de la ville a été une véritable bouffée d’air frais.  Il faut voir l’impact que ces gens ont eu à l’intérieur d’une société désorganisée qui cherchait désespérément sa place. Ça va beaucoup plus loin que la religion.   




La genèse de Limoilou (2e partie)

20 02 2009

Voilà le diocèse dans de beau drap!  Une paroisse au grand complet se retrouve sans pasteur.  Comment faire pour redorer le blason de ce coin abandonné et sans ressource…  Il faut agir vite tout en usant de doigté.  Après avoir réfléchi rapidement, l’évêque appelle de toute urgence l’une de ses vielles connaissances.  Il s’agit du supérieur d’une communauté qui souhaite, depuis quelques années, d’avoir un pied-à-terre au Québec.  Malheureusement pour ce dernier, à cause d’une certaine surenchère doublé d’une compétition entre congrégations, il doit attendre le bon vouloir d’un prélat de la « Belle Province ».  Pour l’instant, ils sont installés de l’autre coté de la frontière, dans la région d’Ottawa.  En attendant qu’on lui offre une charge, son ordre reste attentif.  Étant des prédicateurs accomplis, ils sont en contact avec l’ensemble des régions du Québec. Ils espèrent  le moment propice, qui viendra un jour ou l’autre.  Il s’agit des capucins. 

 

Ces derniers, issus de la grande famille franciscaine, ont du quitter leur fief en terre française.  La guerre politique a  eu raison des « œuvres » de tout le gotha ecclésiastique de l’Hexagone.   Il faut savoir que lors de la deuxième moitié du XIX siècle la France était séparé entre deux clans. De nombreux individus prônaient un conservatisme enveloppé d’une culture réactionnaire. Une autre catégorie de gens préférait les valeurs républicaines qui penchaient nettement à gauche de l’échiquier politique. Même si les capucins sont demeurés neutre au sein de ce conflit, car de nombreuses communautés ont pris fait et cause pour les conservateurs, ils ont quand même été emportés par la tourmente comme tous les ordres religieux catholique  de la « fille ainée de l’église ». Il leur fut interdit d’enseigner, de soigner et d’entreprendre.  Du coup, ils perdirent leurs écoles et  leurs hôpitaux en plus d’être exproprié sans ménagement par un pouvoir républicain et anticlérical revanchard.  Acculé à l’indigence, ils  abandonnent  la France pour se réfugier dans les pays limitrophes.  Par contre, certains d’entre eux choisissent de prendre la direction du nouveau monde, sachant  qu’ils seront reçus par des alliés.  Très rapidement, après ce coup de force, l’on s’est mis à retrouver du personnel qualifié pour prendre en charge les services sociaux.  Bientôt, chaque diocèse pouvait se vanter d’avoir acquis des écoles, des hospices et des hôpitaux, grâce à l’expertise et les capitaux de ces « étrangers » voués au bien-être des corps et des âmes de l’ensemble des ouailles du Canada-Français.   Jusqu’à preuve du contraire les capucins n’avaient pas encore leurs places. 

 

Lorsque le « prieur » de l’ordre des capucins  fut devant l’évêque de Québec, il a eu plus ou moins 30 minutes pour accepter la cure de la paroisse de Limoilou.  L’enjeu est  de taille.  Il fallait se retrouver sur place presque immédiatement pour assurer les services le plus rapidement possible.  En plus de réorganiser la vie sociale et pastorale de la paroisse, il était impératif de renflouer les coffres du village ruiné.  La dette est de l’ordre 30,000$....  Cette somme représente un montant de plus ou moins 5 millions de dollars en argent d’aujourd’hui!   Alors, sans prendre le temps de consulter les instances supérieures de sa communauté, il accepte sur le champ de relever ce défi.  La saga des capucins, dans les faubourgs de Québec, vient de débuter…

 




la genèse de Limoilou (1e partie)

19 02 2009

Lors d’une conférence à caractère historique, j’ai appris des choses pour le moins surprenante concernant le secteur Limoilou.  Pour celui qui est moins au fait des quartiers de Québec, cet endroit est considéré comme le premier faubourg de la ville. Il a eu le statut de municipalité pendant quelque temps avant de se fusionner avec la cité de Québec.  Ce coin de la ville est intéressant à plus d’un titre puisqu’il se voulait un site à l’architecture urbaine moderne.  Le design des rues est à l’image des nouveaux espaces urbains, directement inspiré de la dynamique Amérique.  Les rues et les avenues se croisent de manière à former un damier.  Le bût était d’offrir un logis de qualité aux ouvriers et aux masses laborieuses qui avait réussi à cumuler un coussin financier sans trop s’éloigner de son lieu de travail.  Il s’ensuivit une migration de nombreuses familles vers ce secteur qui se voulait prometteur.  Ce plan d’expansion n’a pas donné les résultats escomptés puisque la paroisse, qui englobait une grande partie du site, a vécu une mésaventure digne d’un film de série B…

 

Lorsque les gens commencent à s’installer dans ce secteur, ils peuplent quelques hameaux le long de la rivière St-Charles.  Ils sont, pour la plupart, des gens travaillant pour les chantiers maritimes qui bordent la rivière.  On trouve aussi quelques agriculteurs ainsi qu’un petit nombre de bourgeois qui se sont fait construire des villas d’été.  Un peu plus loin, vers la baie de Beauport, le séminaire de Québec y possède un vaste domaine.  Il s’agit de Maizeret, Ce dernier va servir, pendant de nombreuses décennies, de camps d’été pour les étudiants de cette institution.  La proximité du fleuve, un environnement marécageux et des installations récréatifs, inédits pour l’époque, vont permettre à des générations de jeunes de se familiariser avec les sciences naturelles.   Même si il y avait du monde, on n’avait pas la masse critique requise pour créer une paroisse dans les règles. Le diocèse était conscient qu’il fallait offrir un service  quelconque vu l’éloignement relatif à ces gens.  Compte tenu de ces particularités, l’évêque demande  une dispense au sein de la loi des fabriques.  Il y a aura une paroisse dans ce coin reculé de la ville.  Par contre, à cause de la disparité du secteur, ce ne sera pas un conseil de fabrique qui va diriger les biens de la paroisse.  Cette responsabilité sera l’apanage exclusif du curé.  On nomme un titulaire.  Il s’occupe de faire construire une église qui sera détruite par les flammes quelques années plus tard.  Il faudra recommencé…  Il y a aussi le fait que cet ecclésiastique n’est pas très bon en affaire.  Il peine à gérer les fonds qui lui sont confiés.  Très rapidement les dettes s’accumulent.  Notre homme ne sait plus comment faire pour éponger les déficits.  De guerre lasse il décide d’amorcer une action ultime qui va lui permettre de rembourser le tout.  Un bon matin il prend les actifs de sa paroisse et il s’en va chez un bookmaker. Il mise le tout aux courses!   Il va sans dire que son action désespéré va complètement ruiner l’entité administrative qu’il devait gérer avec parcimonie.   La déroute est complète…  Constatant le désastre, il se donne la peine de faire parvenir une lettre à son supérieur.  Aussitôt que cette missive fut écrite, il se dépêcha de faire son baluchon.  Il a quitté le coin abruptement pour se rendre le plus rapidement possible vers les USA…  Le curé venait de déserter sa paroisse.  La suite va suivre…pas plus tard que demain…




La reconstruction de la bataille des plaines d'Abraham

18 02 2009

J’ai renoué avec le cirque médiatique que peut représenter une conférence de presse pas plus tard que la veille.  En matinée, j’ai pris la direction de la « maison de la découverte »,  pour tenter de savoir qu’elles seront les activités de commémoration  concernant les 250 ans de la bataille des plaines d’Abraham.  Il va sans dire que l’ensemble de la colonie journaliste s’y était donné rendez-vous.  Les gens des médias étaient accueillis, sur le parvis extérieur de l’édifice, par une poignée de militants souverainistes dont certains brandissaient le drapeau du Québec.  Compte tenu des mesures de sécurité, par peur d’un hypothétique  débordement, j’ai du montrer patte blanche à un agent de sécurité des plus méfiant.  Un coup dépassé cette guérite imaginaire, je me suis retrouvé à la porte du local ou un agent de communication a pris mes coordonnées en note.  Le hasard a voulu que je pénètre en même temps que monsieur André Juneau, le président de la commission  des champs de bataille nationaux.  J’ai pris plaisir à lui tendre la main pour le saluer.  Il ne lui restait plus qu’à prendre place, sur une scène improvisé, en compagnie de deux autres individus.  L’un s’appelle Jacques Mathieu et exerce  la profession d’historien.  L’autre personne, en l’occurrence Stéphane Tremblay,  fait parti du corps historique de Québec.  Il s’agit d’une association de reconstituteurs qui avait comme mandat de rassembler et d’organiser le simulacre de  la bataille proprement dite.  Il ne restait plus, à la cinquantaine de membres issus des médias, de porter attention aux propos qui allaient suivre.  Le spectacle pouvait maintenant commencer…

 

La conférence de presse s’est ouverte ,avec une allocution de plusieurs pages, ou le président explique le pourquoi et le comment de cette commémoration.  Il nous apprend que la bataille des plaines d’Abraham a été l’un des points déterminant de la guerre de 7 ans qui fit rage dans trois continents tout en impliquant de nombreux pays.  Qu’en ce sens, il est important d’exercer un droit de mémoire.  Par contre, à cause de la polémique entourant certains aspects de ce rappel, la commission des champs de bataille nationaux à décidé de remplacer le bal masqué prévue par une mise en situation de l’état de siège qu’à vécu Québec en 1759.  Jacques Mathieu a expliqué que le bal masqué n’était pas un événement festif, mais bien une problématique pour expliquer l’écart des perceptions entre la noblesse et le pouvoir militaire.  Compte tenu de l’incompréhension de certains, ce dernier fut rayé du programme.  Pour ce qui est de la reconstruction de la bataille, Stéphane Tremblay évoque la sécurité des participants ainsi que la préservation des biens des reconstructeurs.  Il faut avoir à l’esprit que ces figurants sont des bénévoles venant du Québec, des Etats-Unis et de l’Europe et que leurs équipements leurs appartiennent en propre.  Pour les organisateurs, il n’était pas question de les exposer à la vindicte d’opposants.   Il demeure qu’une bonne quinzaine d’activités seront au rendez-vous.  Il y aura des expositions, un colloque, la parution de bouquins, une animation spéciale, le dévoilement de bustes au parc des braves et j’en passe. 

 

À la fin des explications, il s’ensuivit un déluge de questions qui dura une bonne vingtaine de minutes.  Pour ma part j’ai compté une bonne dizaine de photographes, autant de cadreurs vidéo, une trentaine de journalistes et quelques agents de communications. À cause des entrevues individuelles prévues, la conférence de presse s’est terminé moins de 45 minutes plus tard.  Il ne me restait plus qu’à prendre une pochette de presse et de quitter l’endroit. 

 

Pour ceux qui souhaitent en savoir plus sur la bataille des plaines d’Abraham, ils peuvent consulter deux articles que j’ai écrit sur le sujet, en date du 20 et du 21 décembre, que vous trouverez au sein de ce blogue.




Québec Horizon Culture

17 02 2009

Ma participation à « Québec Horizon Culture » m’a permit de mesurer la diversité ainsi que l’ampleur du monde culturel dans la région de Québec.  Malgré une série d’incontournables, lié à cette catégorie, l’univers de culture se porte relativement bien.  Il est vrai qu’après le 400e de Québec, la grande majorité des acteurs de ce milieu ont pu performer à plein devant le monde qui s’est donné la peine d’aller les voir.  La région s’est retrouvé à récolter les fruits d’une activité économique qui lui a rapporté des sommes considérable. Grâce à ce florilège d’activités, la région a engrangé des montants qui dépassent  les 2 milliards  de dollars…  En plus d’avoir bénéficié de cette entrée d’argent extraordinaire, des dizaines de milliers d’individus ont pu découvrir les charmes de la ville pour la première fois.  Il va sans dire que l’ensemble des forces vives de la région doivent tout faire en leur pouvoir pour que ce beau monde est envie de revenir un jour ou l’autre.   Voilà ou on voulait en venir avec cette immense table ronde. Malheureusement il manquait un important joueur.  Le gouvernement fédéral brillait par son absence.  Sans pour autant anticiper sur cette non-participation fort remarquée, j’imagine que ces derniers se sentaient mal à l’aise, suite à  leurs coupures, ainsi que l’absence d’une politique à long terme dans ce domaine.  Pour ma part, il s’agit de la seule ombre au tableau.

 

Nous étions à des années lumières d’une assemblée de rêveurs voulant transformer leurs lubies en projets concrets.  J’étais plutôt en face d’une nébuleuse de groupes et d’organismes conscient de leurs pouvoirs économique, qui ont le goût de faire progresser la société pour le bien-être de tous.  Même le secteur privé y allait à fond de train.  Ces derniers se sont rendu compte qu’il était possible de faire des profits juteux grâce à la culture.  Il n’est pas étonnant que la chambre de commerce était l’un des protagonistes majeure au sein de cette vaste consultation. 

 

Le fait d’avoir participer à ce forum m’a permis de rencontrer de nombreux acteurs du milieu.  Il va sans dire que j’ai l’intention de vous en faire découvrir plusieurs par le biais de reportages et d’entrevues.  J’ai pu aussi prendre conscience des nombreuses organisations présente au sein de la région.  Lorsque j’aurai terminé d’éplucher la liste des intervenants, je serai à même de vous en présenter un certain nombre. 

 

Cette expérience fut des plus intéressantes à de nombreux égards.  J’ai l’intention d’y faire suite.  Et comme le dit si bien Frank Herbert, l’auteur de la série « Dune » : Le dormeur doit se réveiller ». 

 




Prise de conscience

16 02 2009

Suite aux succès de ce blogue, je me suis mis à réfléchir sur la pertinence de me remettre au diapason du monde des communications. Je me suis dis j’avais peut-être encore une place à prendre au sein de ce milieu.  Après un temps de réflexion bien senti, j’avais décidé de m’en tenir à cet exercice sans trop y mettre de l’emphase.  Heureusement pour moi, je me suis rendu compte que je faisais fausse route…

 

Il y a quelques semaines, l’un de mes vieux complices a pris la peine de me contacter.  Il désirait que je participe à la 700e émission d’une production radiophonique, que j’avais initié sur les ondes d’une radio communautaire 15 ans auparavant.  Il va sans dire que c’est avec plaisir que j’ai repris ma place devant le micro.  Pour des raisons que je m’explique mal la magie a refait son apparition. Je me suis senti tout de suite à l’aise. On aurait dit que je n’avais jamais cessé de faire ce genre d’activité.  Lorsque je suis sorti des studios la station, j’étais content de l’avoir fait.  Pour moi, il s’agissait d’un clin d’œil sans suite ou j’ai pris plaisir à retrouver un ami.  Quelques jours plus tard je reçois un courriel de ce dernier.  Il, m’affirme qu’on était très bon,  que la complicité que nous avions développé à l’époque était intact…  Cette nouvelle m’a agréablement surpris.  Suite à cette constatation, je me suis dit qu’il serait intéressant de replonger dans le bain et de voir ce que je pourrais faire. 

 

Entretemps, de manière à mesurer l’état de santé de la culture à Québec, je me suis inscrit à « Québec Horizon Culture ». Il s’agit d’un immense forum ou tous les gens impliqué dans le milieu culturel sont convié à prendre un temps de réflexion.  J’ai fait une demande de participation en tant que bloggeur.  À ma grande surprise j’ai reçu une confirmation qui me permet d’y être.  Dans quelques heures, avec plus de 700 personnes plus ou moins impliqué dans le milieu culturel, je vais me retrouver au coeur de cette faune directement concerné.  Ce sera une occasion extraordinaire d’entamé des contacts, de rencontrer des responsables de groupes et d’organisations qui façonne l’univers des arts et de la culture en plus de discuter avec de nombreux artistes.  Je ne pouvais trouver mieux pour me remettre en selle. Suite à cette lancé, je me suis permis de me faire invité par le service des communications de la Commission des champs de Bataille.  Encore une fois, en tant que bloggeur, je suis convié à la conférence de presse ou le directeur de cet organisme va s’expliquer, suite au retrait  de la reconstitution de la bataille des plaines d’Abraham. 

 

Me voilà redevenu, à mon corps défendant, un journaliste actif qui se donne le droit de couvrir l’actualité!  Suite à ce constat, j’ai l’intention de franchir d’autres étapes pour ce qui est de la production et de la diffusion de nouvelles. D’ici quelques semaines je vais créer un véritable site web ou l’actualité régionale sera couverte tout en me donnant la peine de continuer à écrire sur ce blogue. . Ensuite, avec l’information que vais cumuler, l’auteur de ces lignes va proposer une production radiophonique ou les décideurs de la région seront conviés à s’exprimer.  Et pour conclure le tout, je vais faire en sorte de développer un véritable forum d’échange à partir de la plateforme « Facebook ».  Tout un programme…

 




Le carnaval d'hiver de Québec

14 02 2009

Au travers la froidure et la neige, ma cité aime festoyer comme pas une.  Depuis 1955, elle prend des allures de fête pour faire place au « carnaval ».  Il s’agit du seul événement du genre de par le monde.  Vous me direz qu’il existe le même type d’activité ailleurs sur la planète.  J’en suis conscient et vous avez en parti raison.  Par contre, ce dernier est le seul à avoir lieu au cœur d’un hiver de gel et de glace. 

 

Il faut savoir que l’hiver nordique a toujours été un temps de rencontre festive ou il fait bon de faire bombance.  Suite à cette constatation, de nombreuses organisations se sont mise à instaurer des activités ou les joies de l’hiver prennent toute la place.  Tout au long du XIXe siècle il était possible de danser dans les rues et de visiter un château de glace.  Ces moments permettaient de mettre un peu de bonne humeur au travers de la saison froide.  Dans la première moitié du XXe siècle, suite au deux conflits mondial ainsi qu’à la crise économique de 1929, on a mis sous le tapis ce temps de réjouissances.  La survie devenait plus importante que la fête. Lorsque la prospérité fut à l’ordre du jour, les gens d’affaire de la région se sont donné le mot d’ordre de ressusciter ce genre d’événement.  Le bût premier était de générer une activité commerciale au cœur d’une saison morte.  On voulait aussi susciter une fièvre populaire pour inciter les gens à profiter de l’hiver.  De concert avec des organismes de loisirs, les autorités municipales et le secteur privé, un groupement de citoyens fondent les bases du « Carnaval d’hiver de Québec ». Le succès est immédiat dès sa première année d’opération.  Malgré les caprices de « dame nature », il a toujours pris l’avant-scène depuis sa création au milieu des années cinquante. .  Ici et maintenant c’est le troisième plus important carnaval de la planète après celui de Rio et de la Nouvelle-Orléans…

 

L’essentiel des  activités qui le caractérise se déroule à l’extérieur.  Il est possible de visiter une installation temporaire ou l’on retrouve le traditionnel château de glace, une série de sculpture sur neige ainsi que des îlots thématique ou l’on peut de participer à des activités festives.  De nombreux établissements affichent des monuments de glaces devant les vitrines extérieurs. Je ne voudrais pas garder sous silence le déroulement des deux défilés de nuit.  On y retrouve une population nombreuse et compacte qui se masse le long du parcours pour admirer un feu roulant de chars allégorique et de corps de clairons.  La course en canot, les compétitions de traineaux à chiens, les promenades en cariole font aussi parti des choses à voir.

 

Malgré ce succès à répétition, le carnaval a connu son lot de remise en question.  Il a changé de style à quelques reprises de manière à rejoindre l’ensemble de la population.  Depuis une quinzaine d’année il a décidé de ratisser large de manière à inclure la famille dans toutes ces dimensions.   Voilà pourquoi les enfants et les adultes y trouvent largement leur compte.

 

Malgré le froid la neige et le vent, le québécois sort dehors de manière à remercier l’hiver et de profiter des bonnes choses de la vie avant le carême.  Et tant mieux si de nombreuses personnes de l’extérieur se joignent à nous. 

 

 




Un bord de plage

13 02 2009

Pendant de nombreuses années, l’accès au fleuve allait de soi.  En plus de retrouver des installations industrielles qui ont fait la richesse de la ville pendant des décennies, il était facile de se vautrer sur ses berges. Le citoyen y retrouvait plusieurs plages où il était de bon ton de se faire bronzer, de se divertir et de s’y baigner.  Vers le début des années 60, avec l’émergence des installations d’entrepôts pour les produits pétroliers ainsi que l’apparition de la pollution industrielle, ces endroits publiques ont du fermer leurs portes.  Les berges sont devenues des endroits  cadenassés où le public n’y avait plus sa place.  Par contre, à quelques kilomètres du quartier du port, il existait un endroit privé où un groupe de chalets occupait une portion non négligeable des berges du fleuve.  Ce village estival commençait en bas de la côte de Cap-Rouge pour se rendre jusque chez sa voisine de Ste-Foy.  Encore aujourd’hui, la rue St-Jean Baptiste, dans le secteur de Cap-Rouge,  fait le bonheur de ses habitants qui ont transformer leurs chalets en demeures habitable à l’année.

 

Les droits de propriété de ces terrains, du côté de Ste-Foy, vont causer de nombreux problèmes .  Il faut savoir que ces lots appartiennent au Canadien National qui voulait y aménager une voie ferrée.  Dès 1923, des parcelles sont louées à des estivants. Puis, en 1958, ils sont cédés au ministère des transports du Canada.  En 1962, la ville acquiert les lots pour un montant de 25,000$.   Lors du dépôt  du plan d’urbanisme publié en 1969, cet endroit devient une zone publique à usage récréative.  

 

Les années 70 et 80 arrivent.  La municipalité de Ste-Foy connaît un développement fulgurant grâce à sa vitalité commerciale,  à sa proximité avec la rive sud, à la présence du campus de l’université Laval et de bien d’autres choses… Les propriétaires des chalets de la berge livrent une bataille de tous les instants pour conserver leur coin de paradis.  Ils négocient avec la ville un bail de location à leur avantage et obtiennent un règlement municipal pour le moins surprenant.  Si jamais il y a expropriation, ils recevraient un montant équivalent à 15% de l’évaluation municipale.  La fin des années 80 arrive et un vent de renouveau souffle sur l’administration municipale. La ville tient à faire de cet espace un parc public.

 

 Entre 1991 et 1992, 2,654,683$ seront dépensés par la ville pour prendre  possession des 85 chalets bordant les berges.  L’année suivante, le parc de la plage Jacques Cartier, tel que nous le connaissons aujourd’hui, est inauguré par Andrée Boucher, mairesse de la ville de Ste-Foy.

 

Pour ma part, j’aime cet endroit que j’ai fréquenté avec plaisir et constance pendant plusieurs années.   Si vous n’avez pas encore eu l’occasion d’aller y faire une visite, je vous conseille fortement de vous y rendre. 

 




Locomotive culturelle

12 02 2009

Dans les dernières éditions du « Journal de « Québec », j’ai observé une ligne éditoriale qui j’ai trouvé plutôt étonnante.  Les couvertures du 10 et du 11 février affichaient des projets d’installations d’équipements culturels suceptible d’être construite au cœur de la vieille ville.  On y décrivait un aménagement permanent, en remplacement du Manège Militaire détruit par les flammes il y a quelques mois.  Le lendemain, il était question du réaménagement d’une église qui serait transformée en centre de diffusion artistique. 

 

À quelques jours d’une vaste consultation, qui va décider de l’avenir de la politique culturelle de la région, je me sens directement interpellé par ce genre d’information.  J’ai l’impression que ce média publicise une série d’ébauches, de manière à influer l’opinion publique, pour que les instances gouvernementales investissent dans la mise en œuvre de ces projets.  Pour ma part, je crois qu’un organe d’information n’a pas à faire ce genre d’info-pub.  Il devrait plutôt présenter les enjeux d’une activité économique majeure qui permet à Québec d’avoir un taux de chômage inférieure à celui de Calgary ( plus ou moins 4%).  Si la capitale du Québec peut se vanter de vivre une situation de plein emploi à l’aube d’une importante crise économique, c’est grâce à la vitalité et au dynamisme de ses institutions culturelles. Je pense qu’il est impératif de garder le cap sur cette réalité. La région doit garder cette tendance forte.  Québec doit devenir un lieu incontournable pour ce qui est de l’innovation et le maintien d’une vision artistique et culturelle.  Il faut avoir à l’esprit qu’un événement, comme le festival d’été, peut-être aussi rentable qu’une grosse usine qui fait travailler des centaines de travailleurs…   Voilà comment Québec doit se démarquer. 

 




Une chanson parlant d'élections

11 02 2009

En fouillant dans ma discothèque je suis tombé, par hasard, sur une chanson de Luc DeLarochelière ou il est encore question d’élections.  Pour ma part j’ai trouvé ce texte fort pertinent.  Voici de quoi il en retourne…

 

 

LES ÉLECTIONS

 

Il est petit et il est gros

Il n’a pas d’amis, mais il a le magot

Volontaire pour les phrases jetées à l’eau

Il a le dernier mot, toujours le dernier mot

 

Et bientôt c’est le jour des élections!!!

 

Il est grand et il est beau

Il n’a pas d’idées, mais il les dit tout haut

Solidaire des courants d’air de mon cerveau

Il fait des belles photos, toujours des belles photos

 

Et bientôt c’est le jour des élections!

Allumez vos projecteurs,

Remettez vos montres à l’heure

Fermez les yeux, faites dodo,

 

Parce que bientôt c’est le jour des élections!

 

Ils sont nombreux et ils sont pompeux

Ils sont fratricides quand ils manquent de sièges

Riches ou prolos, ils finissent tous le cul chaud

Ils se font prendre au piège

 

Et bientôt c’est le jour des élections!

Allumez vos projecteurs, Remettez vos montres à l’heure

Fermez les yeux, faites dodo,

Parce que bientôt, c’est le jour des élections

À quoi ça sert de choisir entre l’enfer ou le pire

Un dictateur ou un jello qui veut monter plus haut

 

Ils sont polis et ils sont petits

Ils sont des millions et j’en fait partie

Solitaires, ils s’en vont voter en rang

Et j’en fait tout autant

Et j’en fait tout autant

 




La fin d'une institution...

09 02 2009

Le chantier Davie date du temps ou Québec était l’un des plus importants ports de l’Amérique.  Situé sur la rive-sud, en face de Québec, il est le dernier vestige d’une époque ou les constructeurs de bateaux étaient les rois de l’industrie dans la région. Il faut savoir qu’on pouvait trouver une bonne quinzaine de chantiers se trouvant le long des berges du St-Laurent ainsi que sur les bords de la rivière St-Charles.  Des milliers de travailleurs y besognaient.  Cette situation était du à cause de la guerre qui faisait rage en Europe au début du XIXe siècle.  Comme la France de Napoléon empêchait l’acheminement des approvisionnements de bois vers L’Angleterre en provenance de la mer Baltique, il fallait trouver une solution de rechange.  Voilà pourquoi la région de Québec est devenue le principal fournisseur du Royaume-Uni.  Par la force des choses la région s’est mise à exporter en masse le bois de nos forêts en plus de construire les bateaux qui allait les transporter.  Cette situation a perdurée plusieurs décennies après la guerre.  Le déclin s’est fait sentir à cause de l’imprévoyance des entrepreneurs locaux.  Ils n’ont pas voulu recycler leurs méthodes de travail, oubliant l’apparition des coques de métal.  Les chantiers se sont mis à fermer les uns après les autres vers le dernier quart du XIXe siècle. De cette épopée il reste des morceaux quais de bois qui finissent de pourrir le long des grèves du fleuve. 

 

Au moment ou j’écris ces lignes le chantier Davie n’en finit plus d’agoniser.  À maintes reprises les médias ont annoncés sa disparition.  Il fut racheté à répétition par une meute de compagnies qui ont siphonnés les subsides gouvernementaux destiné à le maintenir à flot.  L’un de ces anciens propriétaires à même fait une faillite douteuse pour s’emparer de la caisse.  Il y a aussi le fait que les ouvriers s’étaient dotés d’une union ouvrière combattive et puissante.  Grâce à un rapport de force jouant en leur faveur, ils sont allés chercher des conditions de travail fort généreuses.  De ce fait il n’était plus possible de concurrencer les entreprises d’Europe de l’est et de l’Asie.  L’entreprise s’est mise à vivoter grâces aux contrats gouvernementaux.  En l’absence d’une politique de transport maritime, il n’était plus possible de continuer sur les mêmes bases.  Voilà pourquoi ce fer de lance de l’industrie se dirigeait vers sa fin prochaine. 

 

Après une autre série de subsides gouvernementaux, d’un changement de mentalité des travailleurs et d’une nouvelle expertise en construction navale, on tente un dernier sauvetage.  Un important groupe norvégien achète les installations.    Plusieurs contrats sont signés.  Des bateaux  seront  construits pour ravitailler les zones de forages en mer du nord.   Tous les intervenants poussent un soupir de soulagement.  Et pourtant…  La crise économique actuelle est en train d’avoir raison de cette relance.  Le montage financier ne tient plus.  Les banques ont retirés leurs billes. 

 

Devons-nous encore tenter une autre relance ?  Je crois qu’il est aisé de répondre à cette question…




La promenade Samuel de Champlain

08 02 2009

De manière à conserver un souvenir permanent du 400e anniversaire de Québec, les autorités ont cherché à savoir quel serait le meilleur don à offrir.  À priori, ce n’était pas évident de trouver quelque chose qui laisserait une marque.  On n’a qu’à penser à  la statut de la liberté à New-York.  Ce monument, ainsi que le parc qui l’entoure,  n’ont plus besoin de présentation.  Tout le monde se souvenait aussi du présent offert lors du tricentenaire de Québec.  Nous avons obtenu rien de moins que le parc des plaines d’Abraham.  Grâce à ce dernier il était devenu possible de déambuler sur un immense parterre d’arbres et de verdure au cœur de la ville.  À partir de ce constat il fallait trouver quelque chose d’inédit. 

 

À cause du développement urbain et industriel, les berges du fleuve sont devenues de moins en moins accessibles.  L’on s’est mis à construire des entrepôts ainsi et des garages.  Les différentes plages, fréquentées par des milliers personnes, ont fermées les unes après les autres. Elles ont été victimes de la pollution ainsi que de la spéculation immobilière.  Il y a quelques décennies à peine, il fallait être fortuné ou travailler dans le domaine portuaire pour profiter d’un accès au fleuve.  L’ensemble de la population n’avait plus droit au chapitre. 

 

De fil en aiguille certains élus municipaux se sont mis à la tâche pour changer cette réalité.   Cette volonté d’appropriation  à permit l’émergence d’un parc linéaire le long des battures dans les anciennes municipalités de Ste-Foy et de Cap-Rouge.  Cet endroit est devenu rapidement un lieu de rendez-vous fréquenté.  Parallèlement à ces actions l’on a bâti une scène extérieure au cœur du Vieux-Port.  Il a même été possible d’amorcer certaines activités récréatives le long des rives de la baie de Beauport.  Lentement mais sûrement, l’on était en train de construire un plan de développement  digne de mention. 

 

Constatant les succès de ces initiatives, la Commission de la Capitale Nationale et le gouvernement du Québec ont mis de l’avant un projet rassembleur.  Ils ont décidé d’offrir à Québec une promenade publique le long du fleuve qui borde une partie du boulevard Champlain. Inauguré le 24 juin 2008, elle donne à l’ensemble de la population une portion des rives du fleuve en ville. 

 

La promenade Samuel de Champlain est devenue, au même titre que le parc des plaines d’Abraham, une halte ou il fait bon de s’y promener.   Elle a eu tellement de succès qu’il est question de peaufiner cette installation.  On veut entreprendre une rallonge du tracé ainsi que de recréer la plage qui existait à cet endroit il y a cinquante ans.  Quelle bonne idée!




Un pont qui n'en finit plus de mourrir...

07 02 2009

Nous avons beau vivre une période ou l’argent est rare, il demeure que je me  pose de sérieuses questions devant le refus de certaines corporations à investir dans ses propres infrastructures. À cause d’un imbroglio au niveau des droits de propriétés, l’un des plus représentatifs exemples d’ouvrage d’art dans le monde est en train de se désagréger.  Jusqu’à preuve du contraire il sert à tout le monde  mais personne ne veut assumer le coût de sa réfection. Je parle ici du pont de Québec. 

 

Véritable icône architecturale, ce pont est une pure merveille.  Sa structure, de type cantilever ainsi que sa construction, ou la mort prit son butin à plusieurs reprises, fait parti de la riche histoire du génie civile.  Les trains ainsi que les automobiles l’empruntent depuis presque un siècle.  Il permet la traversée du fleuve St-Laurent pour aboutir vers la rive-sud.  Même si ce dernier à maintenant un rival depuis plus de 30 ans, il demeure essentiel pour ce qui est du traffic ferrovière.  Et pourtant…

 

Depuis quelques années, ce pont n’en finit plus de mourir à petit feu. Il se dégrade au point d’en perdre des morceaux.  De petites couches de métal, complètement rouillés, tombent de temps à autre sur le boulevard Champlain situé juste en dessous.  Tout le monde crie à la Vierge offensée mais personne n’est prêt à investir les 60 millions de dollars requis pour le rénover comme il se doit.  Même s’il appartient de fait au Canadien National, cette dernière conteste son droit de propriété.  Elle affirme que le pont de Québec est un bien du gouvernement canadien.  Il va sans dire que le fédéral conteste le fait de posséder ce bien d’utilité publique.  Pendant ce temps, le ministère des transports du Québec  s’en lave les mains même si cet ouvrage permet la circulation des biens entre les deux rives d’un cours d’eau.   

 

En attendant le règlement de cette querelle, c’est l’ensemble de la société qui risque de payer le prix fort. Il est impératif d’amorcer la rénovation pendant qu’il en est encore temps.  Avec les facilités actuelles, pour ce qui est des programmes de réfections pour faire tourner l’économie en temps de crise, il serait de bon augure de s’y mettre maintenant.  Il sera toujours temps de faire suivre la facture lorsque les tribunaux auront statués qui sont les véritables propriétaires…




Québec, ville anglaise...

06 02 2009

Pour certains,  la ville de Québec est l’agglomération francophone par excellence.  Pourtant, si l’on remonte dans le temps, il est facile de constater que le cœur de la ville vibrait par et pour les anglophones.  Tous les chevaliers d’industries, les propriétaires des gros commerces et ceux qui brassaient d’importantes affaires étaient des anglophones.  Ils régnaient sans partage dans les rues de la ville.  Les raisons sociales des magasins et des différentes échoppes de la cité n’étaient lisible qu’en anglais.  Il est facile d’imaginer cette époque pas si lointaine en se promenant dans le quartier du vieux-port.  Encore aujourd’hui, si l’on examine certaines devantures de cet arrondissement, il est possible de voir des bas-reliefs représentant la reine Victoria ainsi que l’ombre des noms des propriétaires de certains édifices. Il faut avoir à l’esprit que les rues St-Paul et St-Pierre étaient le centre de décision économique de la région.  Les maisons de courtage des marchandises destiné à la marine y avait pignon sur rue.  Les grandes banques aussi y étaient fortement implantés.  Cette situation est tout à fait normal puisque Québec vibrait au diapason de son espace portuaire, probablement l’un des plus importants de l’Amérique du Nord.

 

Cette situation de domination économique ne veut pas dire que la région n’est  qu’une pâle copie de la verte Albion.  Aussitôt que le voyageur quittait les quartiers centraux  de la ville, le français reprenait ses droits.  Les faubourgs et les campagnes sont exclusivement sous l’emprise francophone.  Il a fallut attendre le déclin des chantiers maritimes et la fin du monopole des compagnies forestières anglaise pour que la ville puisse prendre une couleur française.




Ingres et les modernes.

05 02 2009

Il arrive parfois que l’on se retrouve devant  quelque chose d’exceptionnel, ou l’on  est convié à un événement unique dans l’espace-temps qui nous entoure.  Je me suis retrouvé devant ce merveilleux constat par plus tard que la veille.  Muni d’un précieux carton d’invitation, j’ai eu la chance d’aller à l’inauguration de l’exposition « Igres et les modernes » qui se tient au musée des beaux-arts du Québec.  J’avoue ma surprise de voir des tableaux que j’ai toujours admiré par le biais de photos ou de gravures.  Ils étaient devant moi, superbe dans leurs beautés.  Même si  ces peintures furent dessinées il y a presque 2 siècles, elles demeurent  l’exemple parfait de la forme gracieuse du corps humain dans ce qu’il y a de plus beau.  Voilà pourquoi il était possible d’observer une foule compacte qui s’était rendu expressément pour cet événement.  J’ai du faire parti d’une très longue file pour avoir accès à la salle d’exposition.  La patience en valait largement la peine. 

 

Pour ma part je suis toujours étonné de voir le succès que remporte de tel événement.  On dirait que les foules sont plus intéressé à aller admirer les œuvres d’un Renoir ou d’un Delacroix que d’apprécier un Riopelle ou une installation d’un créateur d’art actuel.  Malgré le fait que ce type de réalité n’existe plus, les gens persiste à jeter leurs dévolus sur ce genre de création.  Remarquer que je comprends très bien  pourquoi.  Lorsque l’on regarde ce genre d’œuvre nous sommes en pays de connaissance.  Les formes sont précises et les références nous renvoi directement à notre inconscient collectif.  Par contre, devant certains ouvrages de facture contemporaine, il est difficile de se positionner tant le sujet ou le propos nous plonge dans l’abstraction. 

 

Même si nous étions très nombreux,  il demeure que la foule était surtout composée  d’individus d’un certain âge.  La jeunesse était plutôt rare.  Je suis parfaitement conscient que les amateurs d’arts plastiques ne font pas légion chez les plus jeunes.  Je trouve cette situation plutôt dommage. Je me dis que l’art c’est la vie. Il ne doit pas y avoir de limite pour apprécier l’émotion qui nous gagne lorsque l’on admire  une œuvre d’art. 

 

Si vous avez à visiter une seule et unique fois le musée des beaux-arts, allez voir « Ingres et les modernes ».  Tout d’un coup que ce genre de  découverte vous donne la piqure de l’art pictural.  On ne sait jamais...




La nouvelle version de la bataille des plaines d'Abraham

04 02 2009

Il y a quelques mois, j’ai eu l’occasion de discuter avec un cadre de la commission  des champs de bataille. Il était plutôt fier de m’inviter à la reconstitution de la célèbre bataille des plaines d’Abraham prévu pour l’été 2009…  À ce moment-là je me disais que c’était une excellente idée.  Cet exercice permettrait une meilleure compréhension  pour ce qui est du déroulement et de la manière de ce genre de bataille.  Je me disais aussi qu’il serait intéressant de m’incliner bien bas devant ces figurants amateurs.  Il faut savoir que ces personnes participent à  ce genre d’événement pour le plaisir, le temps de se prendre pour des gens venant d’une époque. Ces activités sont particulièrement populaires chez nos voisins du sud.   Grâce à eux, il est possible de revivre les grandes batailles de guerre de sécession.  Pour ma part, j’ai connu du monde d’ici qui s’amusait à emprunter les traits de soldats du XVIIIe siècle ou de se glisser dans la peau de coureurs de bois.  Dans une autre vie, l’un de mes amis m’avait même invité à rejoindre un tel groupe.  J’avoue que j’avais failli mordre à l’hameçon…  Voilà pourquoi je voyais d’un très bon œil cette reconstitution. 

 

De fil en aiguille de nombreuses voix se sont mise à crier haut et fort leurs oppositions.  Plusieurs y voyaient une image biaisée de notre histoire.  Comment un peuple peut-il s’amuser à festoyer sa propre défaite?  Pourquoi faut-il se souvenir d’une boucherie ou la mort prend toute la place?  Qu’elle sera la participation des gens d’ici à e genre d’événement?  Suite à cette série d’interrogation, je me suis mis à réfléchir sur la pertinence de ce genre de commémoration. 

 

Il faut savoir que la bataille des plaines d’Abraham est l’un des moments fort de la guerre de 7 ans.  Pour la plupart des historiens, il s’agit du premier conflit mondial puisque les hostilités ont fait rage dans 3 continents.  De nombreuses nations y étaient impliquées.  Et puis, pour la première fois, le tournant du conflit s’est fait à partir du Nouveau-Monde.  Dans ce sens, je crois qu’il est important de montrer ces faits.  Par contre je crois qu’il faut relativiser le sens festif de cette affaire.  Les bals et les soirées dansantes n’ont pas leur place.  Il faut demeurer sombre et donner une juste part aux deux cotés.  Et puis, il ne faudrait pas gâcher le plaisir de ces milliers de bénévoles, qui payent pour monter ce genre de commémoration. 

 

Si les instances du gouvernement fédéral font preuve de retenue, je crois qu’il y a moyen d’être convié à une belle leçon d’histoire.  Il va sans dire que c’est un dossier qui risque d’évoluer jusqu’à sa mise en œuvre.




Enfin de retour !

03 02 2009

De retour après quelques semaines de recul, il va sans dire que j’ai le goût de continuer cette merveilleuse aventure.  Avec vous j’ai arpenté certains coins de ma cité.  Suite à ces promenades je me suis rendu compte que vous aimiez découvrir la région que j’habite depuis toujours.  Donc, avec de nouvelles bases ainsi qu’un regard neuf, nous allons tenter d’ouvrir encore plus nos horizons.  J’ai prévu des approches différentes en plus de me concentrer sur Québec et sa périphérie.

 

Je vous invite de nouveau à partager les milles et unes facettes d’un lieu qui a façonné l’Amérique de différentes manières.  Et puis, je n’ai pas l’intention d’oublier ceux et celles qui ont marqués durablement ce coin du monde.  Certains sont de véritables personnages de roman puisqu’ils font parti de notre inconscient collectif. 

 

Il ne me reste plus qu’à vous convier à revenir sur ce blogue demain.  Qui sait ce que vous allez apprendre…




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